Que ta Volonté Soit Faite de Maxime Chattam

★★★★☆ (4,5/5) — « En présentant toute l’histoire de ce personnage effrayant mais tout aussi fascinant, Maxime Chattam continue ainsi son explication du mal, en se détachant du rôle du narrateur. Puisqu’il délègue ce dernier à un personnage du roman. Ce qui crée la surprise et entraîne le lecteur dans une sorte de devinette dans laquelle je me suis lancée avec grand plaisir. Durant tout le livre, je passais en revue l’identité des personnages afin de savoir qui pouvait se cacher derrière le compteur de cette histoire. »

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« Les enfants de toute l’Amérique avaient le Croquemitaine pour se raconter des histoires qui font peur, à Carson Mills, ils avaient Jon Petersen. »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre : Que ta Volonté soit Faite
Auteur : Maxime Chattam
Editeur : Albin Michel
Genre : Policier & suspense, roman noir
Parutions : Janvier 2015
Nombre de pages : 360 p.

A voir aussi
+ en savoir plus sur l’univers de l’auteur : MaximeChattam.com
+ vivez l’expérience « Que ta Volonté soit Faite » en marchant dans les pas du tueur : QueTaVolontéSoitFaite.fr

⇢ QUATRIEMES DE COUVERTURE

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là…

Réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous ?

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

⇢ AVIS

8
NADEGE
Note : ★★★★☆ (4,5/5)

Lorsque Maxime lui-même a annoncé la sortie d’un roman d’un tout nouveau genre, il n’en a pas fallu plus pour attiser ma curiosité ! Celle-ci fut nourrie une fois le roman acheté et mes précédentes lectures (qui étaient déjà de l’auteur) terminées. Une grande excitation m’a gagnée dès la première page tournée. L’avant-propos rédigé par l’auteur m’a cependant laissée pantoise. Car il était annonciateur d’un grand roman, j’en étais sûre, mais dans quelles mesures ? Là était la question.

Autant dire que le premier chapitre m’a laissé un goût quelque peu amer. Amoureuse des animaux que je suis, j’ai eu beaucoup de mal à lire les dernières lignes, annonçant un sort funeste pour Cooper, petit chien adopté par le fils de Jon Peterson (car oui, celui que l’on annonce comme étant le monstre de Carson Mills a un fils !).

S’ensuit l’histoire de celui dont on a peur de prononcer le nom. Tout Carson Mills connaît ce personnage, mais peu d’entre eux s’aventurent du côté de la ferme des Petersen. Adopté par son grand-père suite à la mort sanglante de ses parents, Jon grandit au côté de cette figure paternelle (si on peut l’appeler ainsi) et de ses tantes, dont Hanna qui subira les foudres de son propre neveu et qui fera naître les pires fantasmes de ce dernier, dont l’un concerne cette fleur éphémère et fragile qu’est le coquelicot. Comme annoncé, on ne voit plus cette beauté écarlate de la même manière après avoir lu ce roman.

La trame se poursuit, confirmant le statut de digne successeur du roman noir américain, à ce dernier. Un univers qui ne m’est pas si familier. J’ai cependant eu l’impression, tout au long de ma lecture, de voyager dans un univers qui ne m’était pas si inconnu. Je ne sais pas si c’est l’auteur ou sa plume qui m’a donné cette impression, mais ce fut d’une certaine manière assez rassurant. Même si j’aime me plonger dans de nouveaux univers, le plongeon dans celui-ci aurait été trop éprouvant si ce n’était pas au côté d’une personne que je connais très bien maintenant.

Ce qui fait que j’ai lu ce roman, presque d’une traite. D’une certaine manière, on peut facilement s’en détacher. Le suspense est là, mais pas au point de nous happer totalement. Le roman se lit très aisément. Certains passages m’ont cependant laissée en haleine, au point que finalement, je me laissais aller à lire les quelques lignes du chapitre suivant afin de savoir ce que l’auteur nous réservait ! Cela peut sembler contradictoire, mais les autres personnes qui ont lu le roman doivent savoir de quoi je parle !

Il est très difficile de mentionner des points positifs concernant les personnages. Jon Peterson étant le point central de l’histoire. On peut cependant mentionner la femme de ce dernier Joyce et son fils. Tous deux victimes d’un homme tyrannique, de la pire espèce. J’ai ressenti énormément de peine pour eux, ainsi qu’une certaine fascination pour ce petit garçon entrant à peine dans l’adolescence et qui fait déjà preuve d’un très grand courage et d’une grande force pour son âge !

Le shérif Jefferson est également un personnage qui m’a fait une bonne impression. Tout d’abord, parce qu’on vit une partie de l’histoire à ses côtés. On le suit dans son enquête, dont celle avec le coquelicot est un des filaments, et on partage avec lui ses doutes, ses peurs, ses découvertes face à cette histoire qui le dépasse ! Elle restera celle qui a fait de l’ombre à son tableau de chasse menée durant ses années de service.

En présentant toute l’histoire de ce personnage effrayant mais tout aussi fascinant, Maxime Chattam continue ainsi son explication du mal, en se détachant du rôle du narrateur. Puisqu’il délègue ce dernier à un personnage du roman. Ce qui crée la surprise et entraîne le lecteur dans une sorte de devinette dans laquelle je me suis lancée avec grand plaisir. Durant tout le livre, je passais en revue l’identité des personnages afin de savoir qui pouvait se cacher derrière le compteur de cette histoire.

Mes suspicions se sont révélées être correctes (& confirmées par l’auteur lui-même !) mais ne comptez pas sur moi pour révéler son identité ! Je vous laisse le découvrir par vous-même !

Le rôle que Maxime Chattam confère au lecteur a également son importance. Puisque son but était de rendre ce dernier acteur de l’histoire (ce qui marque la grande nouveauté ici !). D’une certaine manière, le contrat est rempli. Cependant, une petite teinte de déception est venue s’immiscer à la fin de ma lecture. J’attendais de cette promesse quelque chose de plus surprenant ! Ce que j’ai finalement eu avec le cadeau que nous a fait l’auteur (cfr. QueTaVolontéSoitFaite.fr). Mais pas de quoi me laisser un mauvais souvenir de ce roman, bien au contraire !

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Broché — Fnac, Amazon (21,90€)

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2 réflexions sur “Que ta Volonté Soit Faite de Maxime Chattam

  1. Exuline dit :

    Merci pour cette très belle chronique qui donne envie de se plonger dans ce roman. J’ai tellement été déçue par la patience du diable que je n’ai pas eu le courage de me plonger dans celui-ci. Merci de m’avoir redonné envie ;)

    • Plume Bleue dit :

      Merci Exuline pour ton gentil commentaire ! ;-) ‘Que ta Volonté soit Faite’ est d’un style très différent de ce qu’il a écrit jusqu’à maintenant, il te plaira donc peut-être plus !
      En tout cas, il ne peut laisser indifférent je pense ! Si tu le lis, n’hésite pas à venir partager ton avis ici, je serais curieuse de le lire ! ;-) — Nadège

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